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lundi

Big Apple


Depuis qu'on l'a évoqué, depuis qu'on en reparle, parfois, au détour d'une déconnade, des images me traversent l'esprit, pendant un cours laborieux, ou devant une disserte lénifiante.
Aujourd'hui, mon New-York est une ville industrieuse, une ville d'émigrants où se croisent toutes les langues qui ont du fuir la vieille Europe.
Il est comment votre New-York aujourdhui, les Cerises ?

Vous croyez réellement qu'on ira, un jour ?

vendredi

Balade, ballade

Jeudi matin(hier, donc), tôt, appel au secours de Vio. Gros coup de blues dont elle ne veut rien me dire. Je jette un coup d'œil par la fenêtre : la ville s'est mutée façon magique. Pas question de buller dans un cours de maths morose, je file tant bien que mal jusqu'à Ivry, la retrouve à l'entrée de son bahut : "Surprise ! Aujourd'hui, on sèche. Enfin, vu l'état du trottoir, c'est une façon de parler...". Et je l'arrache à Elsa Triolet. Paris en blanc pour toute une journée, pour nous deux. Dans les rues, ça courre, ça glisse, ça s'active. Nous pas. Nous avons le temps. Nous nous payons une journée dans un monde parallèle : celui de ceux qui ont le temps. Enfin, qui ont choisi de le prendre. Evidemment, on se caille. Pause thé n°1. Vio me raconte des trucs que, bien sûr, je ne transcrirai pas ici. Place d'Italie, Denfert, Luxembourg... Paris nous appartient, comme disait l'autre. Pause philo devant Montaigne. Vio s'aventure dans le square enneigé devant la Sorbonne et s'y trempe les baskets. Seconde pause thé. Nous parlons. Nous nous taisons. Nous regardons la ville, nous sentons la neige. Un tour chez Gibert, elle kiffe trop. Lorsque nous ressortons, la lumière décline déjà. Encore une heure et puis nous allons remettre nos pieds dans nos rails, mais nous gardons secret au fond de nous cette journée passée comme des étrangers dans notre ville.

dimanche

Disserte

"Pour quelles raisons les souvenirs d'enfances tiennent-t-ils une place si importante dans les textes autobiographiques ? ".
Voilà le sujet que notre prof nous a donné pour les vacances. Super ! J'ai du papier sur ma table, un peu de musique en fond. En bas, mes deux grand-mères prennent le thé avec une amie. Il pleut. Dehors, une lumière de Toussaint. Je ne sais pas par où prendre ce travail. Si, plus tard, je dois écrire un texte autobiographique, parlerai-je de ce dimanche maussade où les Cerises sont aux quatre coins de la ville ? Pas sûr. Pour l'instant, je suis comme hypnotisé par les deux gouttes d'eau de pluie qui pendent sous l'appui de la fenêtre. Dans combien de temps vont-elles tomber ?
Unique suspens de la journée...

vendredi

Avant que tu l'engloutisses, Vio...


... j'ai pu sauver l'image de ton gâteau au choc, mercredi dernier. L'image, juste l'image. Mais le goût, c'est toi qui l'a emporté.

jeudi

En regardant mieux


J'en suis plus si sûr. Mais hier, sur le quai du métro, encore une fois, j'y ai cru...

Quand en serons-nous débarrassés de cette histoire, les Cerises ?

J'ai un doute...

La fille au fond, à droite, avec le téléphone, vous ne croyez pas que... c'est "Elle" ?*


*Pas la "Elle" à Amos, hein, l'autre, la nôtre...

samedi

Hier soir...

... après t'avoir quitté, Amos, je suis retourné devant l'hôtel de ville. Et la fille aux yeux pistache était encore là. Et, coup de pot, ses copains étaient partis...

J'ai voulu retourner là...

... oui, là, dans cette boutique que tu connais, Zik. L'expo de photos est terminée et, je dois dire que ça m'a soulagé. Pour le coup, si j'ai eu peur, ce n'était pas la Faute à Voltaire !

dimanche

Pollock


Dédicace pour Zik.

Ouais, Zik. On s'est bien marrés. Et le résultat est à la hauteur de nos pinceaux...


(réponse au blog de Zik)

Réveillon


Franchement, ce n'était pas une bonne idée, ce déguisement. La THE crève que je ne me suis pas payée le lendemain, avec mes mamies à tournicoter autour de mon lit, bouillottes et tisanes en batterie.
J'le ferai plus, Vio. T'es prévenue, là.

Nous irons...

J'en suis certain. Je le sais. Un jour, les Cerises prendront l'avion, et, s'il le faut le bateau, la voile, la rame, mais nous irons. Nous arpenterons les blocs du nord au sud, d'est en ouest (side, évidemment), sur les traces de Scorcese, de Cimino, de Polanski et de Bob Foss. De mille autres et surtout, en premier de Woody. Je veux voir Amos chanter à minuit à Time Square, Violette arpenter le MOMA et Zik prendre le soleil sur Washington square.
Nous irons. Et ce sera l'aventure. Mais, en attendant, je laisse la parole (one more time) à Mister Allen, extrait de la scène d'ouverture de Manhattan...

Zik, j'ai fait un tour dans ma cave...

... il y avait là quelques types qui m'ont parlé de toi. Un peu flous, mais sympas.

OK, OK, je blague : chez nous, la cave est remplie de cartons. De livres.

Et aussi des affaires de mes parents : des vêtements qui moisissent dans des valises que l'on ouvre jamais, des dossiers qui doivent rester muets. Je ne sais pas trop pourquoi.

J'imagine que, quelque part il il y peut-être un journal intime. Ou un agenda tout bête.

En 1967, ma mère naissait et Madeleine, sa mère, donc, avait 28 ans. A-t-elle entendu parler de l'ange noir de l'UCLA ?

Je n'ose pas lui demander....

lundi

David serait-il un taggeur ?

En tout cas, la question reste posée. J'ai pris cette photo hier soir, près du stade de Vanves, tout près de là où habite... David, justement.

samedi

Remember...


... c'était près de l'observatoire de Meudon, c'était le 31, la saint Sylvestre. Vous vous souvenez de la maison ? Du monde qu'il y avait ? J'y ai repensé ce soir, alors que certaines des musiques de cette nuit (quand même assez spéciale) me trottent encore dans la tête.
Y serons-nous le 31 décembre prochain ? Sais pas trop. Mais j'ai hâte d'y retourner. Alors, Vio, dès que tu as cinq minutes...

jeudi

Jean-Philippe est reparti


Il est retourné rejoindre, j'en suis certain, une jolie petite hanoïoise. Et il vient de m'envoyer une nouvelle photo. En la regardant bien, j'y ai trouvé quelques détails intéressants... Vive les librairies vietnamiennes !!!

mardi

Une petite chanson pour Louise...


On est laid à Nanterre,
C'est la faute à Voltaire,
Et bête à Palaiseau,
C'est la faute à Rousseau.

Je ne suis pas notaire,
C'est la faute à Voltaire,
Je suis petit oiseau,
C'est la faute à Rousseau.

Joie est mon caractère,
C'est la faute à Voltaire,
Misère est mon trousseau,
C'est la faute à Rousseau.

Je suis tombé par terre,
C'est la faute à Voltaire,
Le nez dans le ruisseau,
C'est la faute à...

(Victor Hugo)

jeudi

Séance reportée


Hier soir, le Bal des Maudits à la Cinémathèque. Enfin, presque parce que la copie du film n'était pas là. Un autre film était proposé qui n'a pas tenté les Cerises. Alors nous sommes allés prendre une bière (sauf Zik qui sirotait un diabolo-grenadine, chez sa mère, en Ardèche) à la cafète. Là nous avons tchatché avec Daniel, le chef cuistot du resto, et comme il n'avait pas de clients, ou quasi, à part un groupe de 4 adultes dans un coin, il nous a fait goûter ses tapas. Trop bons. Après, Amos est allé ventilé son cerveau embrumé et tanguant sur la passerelle de Simone tandis que Violette nous racontait comment, petite, elle venait user ses fonds de culotte sur la cascade qui coule le long des marches. Moi, j'ai tenté cette photo avec mon portable. On n'y voit pas grand chose à part les silhouettes de mes copains, un peu, sur la droite. Il faisait bon. Nous nous sommes assis face à la Seine. C'était le 20 mai. Une date importante pour nous, comme une nouvelle naissance...

samedi

Presque un mois...

... que je n'ai rien mis là-dessus. Parce qu'il y a eu les vacances. Et tout ce qui s'est passé pendant. Que je raconterai un jour. Ou Vio, ou Zik. Ou Amos, avec un demi sourire aux lèvres. Mais pas maintenant, non, pas maintenant. C'est trop... tôt. Trop chaud. Ce que j'avais à dire, je l'ai dit aux Cerises avec tout le blue qu'il fallait. Les textos, c'est aussi fait pour ça, non ?
Cette semaine, j'ai repris mes marques, le bahut, les potes. Et puis, il y a mon oncle qui a débarqué, inattendu, surprenant, arrivant d'ailleurs, de loin, des cadeaux dans ses bagages, des histoires, des odeurs d'épices et plein de photos dans son appareil.
Je vous en dirai un peu plus. Plus tard.

dimanche

En réponse à Zik


Une seule solution : Malévitch ! (Il faut bien regarder pour voir le carré blanc sur son fond blanc).

Promenons-nous dans les bois...


Voici le petit chemin où Violette m'a confié son histoire la plus récente. Mais j'ai promis de ne rien dire...